Tête - Coeur - Corps
- Marine vonMartini
- 7 nov.
- 8 min de lecture
Dernière mise à jour : 11 nov.
Mon histoire dans l’école
L’Espace des Émotions est un lieu que j’ai créé comme un lieu pour explorer les émotions sous différentes formes.
J’étais enseignante pendant 10 ans à l’école publique puis j’ai démissionné et j’ai créé une approche : Grandir émotionnellement Ensemble.
Je voulais changer l’école quand j’étais petite, et j’ai choisi à mes 6 ans que je serais maîtresse d’école et cela ne m’a pas lâchée.
Alors, j’ai adoré cette école, je me sentais en sécurité, j’aimais être aussi dans ce petit moule où j'avais bien compris comment m’adapter.
Et en grandissant, j’ai aussi, comme nous tous, vécu des injustices, des incohérences, vive l'école.
Bon je continuais d'adorer l’école mais ce n’était pas facile pour moi d’apprendre… et j’étais, comme encore une fois la plupart d’entre nous, “nulle en maths”. Oui, je mets des guillemets parce que plus jamais je ne dirai une chose aussi ahurissante et surtout pas vraie. J’ai décidé que moi, Marine, je serais une maîtresse qui dira à ses élèves :OUI TU PEUX Y ARRIVER OUI RÉALISE TES RÊVES, VAS-Y OUI TOUT EST POSSIBLE. OUI MOI JE CROIS EN TOI.
Alors ça m’a tellement tenue. Je disais que j’avais un feu intérieur et que c’est ça qui me nourrissait…Je voulais qu'ils sachent qu'ils ont tout en eux. que tout est possible. que la vie c'est ce qui vibre en eux, j'avais confiance et je croyais au potentiel de chacun.
La rupture : burn-out et perte de sens
Bon, le parcours n’a pas été simple, je me suis plus adaptée mais sur-adaptée, j’ai excellé… et j’étais une révoltée, je voulais faire justice à cette école, mais quand même être aimée… Donc je me sur-adaptai à ces exigences, évaluations, programmes et j’en passe, et dès que je pouvais, flop, j’enseignais en forêt, je parlais des émotions, je faisais l'expérience d'EMOTO sur la puissance des mots, on écoutais les accord toltéques, on faisait de la pleine conscience ( interdit pardon, des moments calmes!), des ateliers philo… je me sentais trop heureuse quand je vivais l’école que je voulais.
J’intégrais toujours cette pédagogie tête-cœur-main. Je ne voulais pas séparer, je voulais former des têtes autant que des cœurs, et que les enfants apprennent en étant liés à leur entièreté. Mais ça m’a aussi épuisée, bien sûr… s’adapter tout le temps, et juste avoir quelques moments de plaisir… oui c’est clairement les enfants qui étaient le moteur…
Mais petit à petit, on nous refuse des sorties, on serre les budgets, on refuse des formations qui ne sont pas dans le cadre proposé, on nivelle par le bas les élèves…
Je deviens maman, bref, je tiens encore 4 ans et j’arrive au bout. Impossible.
Plus de feu, plus de flamme, plus rien. Net.
J’arrête car mon corps crie de douleur.Un mercredi, je crois faire un AVC.
Je rentre et je démissionne le vendredi.
Je me sens coupée de moi… et on comprend bien pourquoi. 10 ans à faire avec deux parties différentes.
Et là, descente. Le fond du bac.
Je ne sais plus quoi faire, sauf que je ne veux plus aller à l’école.
Un burn-out ? Oui, si vous voulez. J'aime pas trop ces mots... J'étais épuisée et vide de sens comme la moitié des humains qui sont restés trop longtemps dans un moule et qui se sont coupés de leur joyau intérieur.
Moi, j’aime dire que mon âme et mon cœur sont venus toquer à la porte et me dire :
“Coucou, on ne se sent plus bien là. On fait autre chose ?”
La renaissance : les émotions comme guide
J’ai commencé à donner des cours sur les émotions, en me disant :
“Mais merde cette école, on forme des têtes plutôt que des cœurs !”
Et même les adultes, on ne sait pas comment… J’avais envie d’en apprendre plus sur ce monde intérieur, sur moi, sur les émotions, sur tout ce qu’on évite… sur l’être plutôt que le faire, et ça tombe bien j’avais le temps. Ça aussi j’ai appris. à prendre le temps.
Sauf qu’au début, on passe par des phases horribles, je me sentais nulle, inutile, je n’avais plus aucun sens à être là, et je ne voulais pas m’anesthésier avec des médicaments… la suite logique d’un adulte aujourd’hui dans ce monde : entrer dans le moule, s'éloigner de son joyau, mettre des masques, survivre, éclater, s’effondrer, se faire médicamenter, et oublier, recommencer.
Mais non. J’avais envie de cheminer, de comprendre ce corps, ces pleurs, cette colère, tout ça qui me pesait, j’avais besoin de m’asseoir avec moi-même. Enfin une soupape. Du temps. Pas d’argent. Mais beaucoup de temps, de vie. Enfin pas trop de vie au début, mais une marge de progression tellement énorme entre mon état ( je dirai morte ) et la vie, que je crois que j’ai été tenue par cela.
Et en même temps que je donne des cours, j’en apprends une tonne sur moi-même, chaque jour, et je me rends compte qu’il n’existe pas grand-chose sur les émotions (merci Goleman, je l'avais deja lu...il y a 15 ans)… mais bon voilà… alors je crée avec ce que je vis, ce que les enfants me disent, ce que la vie me présente… Je crée un lien avec moi-même et la vie petit à petit… et finalement je ne l’appelle plus mon feu intérieur car je crois qu’à l’époque c’était mon feu car je brûlais de l’intérieur avec beaucoup de colère.
Je commence à prendre soin de mon joyau, plus doux, plus intense, plus brillant. Je découvre petit à petit ce brillant, et à le comprendre, à voir ses facettes… et petit à petit je nomme une méthode : grandir émotionnellement ensemble, car je veux réintroduire l’école, et je veux une méthode, quelque chose de carré, comme on l’attend sûrement. Mais non, on me refuse et en plus je me rends compte que je ne suis pas un carré et encore moins que je veux retourner dans ce système, mais bien sûr que c’était mon palier de sécurité, c’est lui qui m’a construite, qui m’a tenue donc je voulais aller où je connais, où je me sentais aimée… illusion.
Alors je prends cela comme une opportunité à œuvrer pour autre chose, mais le financier ne suit pas… et en même temps je ne veux pas retourner dans un système sécure mais où je me suis éteinte. Alors je prends un cabinet et je reçois les enfants en individuel et les parents aussi, et je donne des cours.
J’adore, je ne comprends pas encore mais en fait, j’expérimente ce qui aujourd’hui peut voir le jour : une expérience, des outils, une conscience grâce à chacun.
Je vis en fait pleinement l’approche GRANDIR ÉMOTIONNELLEMENT ENSEMBLE, je le vis plus que je ne le traduis, pas de théorie mais de l’expérience, ENFIN. Mais je cherche constamment à être vue et reconnue et à essayer d’en faire une théorie… car c'est comme ça que fonctionne le monde ( coucou la super croyance de Marine) ce qui me fait changer, encore une fois, de manière, d’approche… et au bout d’un moment, je me dis : ok. Marine STOP, avance avec ton joyau, c'est ça que tu proposes aux gens, c'est ça qui vit en toi. Alors vas-y même si c'est pas comme tu a l'habitude, même si tu as peur, tu es protégée. Avance !
Alors après avoir écouté cette peur et de quoi elle voulait me protéger, je me relie à ce joyau brillant qui éclate de lumière quand je ressens:
“Je veux que le monde entier puisse être en lien avec ses émotions.!”
Maintenant je veux voir plus grand, je veux que le monde entier puisse être en lien avec ses émotions. J'adore être avec les enfants, mes préférés. Mais une séance c'est une heure par semaine...et si je les impactaient mes préférés en touchant les adultes ? Les parents, Les enseignants, les adultes, ils en ont besoin, et si chaque adulte s’ouvre, se met en lien, il impactera énormément d’enfants, d’autres adultes aussi… EFFET RICOCHET !
Bim Boum BAm, je quitte mon cabinet pour tout passer en ligne. Là, c’est le néant, Instagram, LinkedIn, tous les réseaux... Je me sens perdue et je change 3 fois de style, d’image, de bio, bref, je ne sais pas comment trouver ma place… jusqu’à ce que je fasse mon bout de chemin personnel aussi, car je vis aussi ce que je diffuse dans mon approche, je suis aussi le mouvement de la Vie en lien avec mon joyau et les vagues de la vie…Alors, je chemine dans ce monde virutel et petit à petit ...j'arrive enfin à ce qui vibre en moi : créer l’Espace des Émotions en ligne pour toucher le monde entier, résonner et y proposer l’essence de toutes mes expériences condensés de mes 5 dernières années mais aussi de mes 30 ans de vie...
Les trois espaces vivants
L’Espace des Émotions réunit trois espaces vivants et complémentaires :
L’espace de la tête
L’espace du cœur
L’espace du corps
J’ai vécu l’expérience et l’importance de considérer ces 3 espaces, déjà en étant enseignante mais ensuite dans ma manière de vivre.
L’espace de la tête
J’avais à cœur de nourrir ce mental, qui chez moi a pris une place énorme dans ma vie, et qui est là, existe et est utile. J’ai beaucoup dû apprendre à ne plus m’en vouloir de réfléchir, d’être cérébrale, de penser vite et beaucoup. J’ai appris à ce que ma tête fasse partie de mon ensemble sans qu’elle soit non plus le centre, mais sans vouloir l’exclure non plus comme on pourrait nous le prétendre dans des méthodes toutes prêtes.
J’ai à cœur que ce ne soit pas une méthode fermée, rigide, qui demande aux gens implicitement de se transformer, d’être quelqu’un d’autre. J’ai juste à cœur que chacun soit lui-même, soit en lien avec lui. Je crois même que c’est le chemin d’une vie d’être Soi, de se connaître et d’œuvrer pour ce qui vibre en nous.
L’espace du cœur
Puis le cœur alors… Lui, c’est l’espace que j’ai appris à ré-ouvrir en 5 ans… à complètement m’abandonner dedans, à l’écouter, à le suivre, à lui faire une place. Il s’était fermé jour après jour, avec les vagues douloureuses qui t’éclatent contre le sol de la plage… Le lien aux émotions, c’est ici que ça a agi, c’est avec elles que je me suis assise, c’est avec elles que j’ai compris, que j’ai guéri, que j’ai réparé et que je peux aujourd’hui être en lien avec mon cœur, et du coup avec mon joyau et la vie qui vit en moi.
L’amour a toujours raison, et nous sommes tous nés avec l’amour en nous. Je crois juste qu’il s’est, pour la plupart, éteint avec les violences, les films, les idéaux, les croyances, les drames, les mouvements de la vie.
Et j’ai à cœur que chaque être puisse, dans ces mouvements, surfer sur les vagues car la vie est belle et mérite d’être vécue. Et la vie est une succession d’expériences qui nous permettent de grandir, et je pense qu’émotionnellement aussi, et ensemble c’est encore mieux.
L’espace du corps
Et le corps, ce gardien qui garde notre âme, notre cœur et notre tête. Ce corps qui ressent, qui a tout en lui. J’aime utiliser ses 5 sens pour me relier à lui et à la vie, j’aime le mouvement qui circule en lui à chaque instant, le ressentir, lui donner ce dont il a besoin et ne faire qu’un avec.
J’aime voir le corps comme la finalité, mais en mode cerise sur le gâteau, comme le dernier bout, comme l’action, le pompon. Comme celui qui unifie, intègre, fait passer le message, qui harmonise.
Ce que je veux offrir au monde
Les 3 espaces sont complémentaires et reliés par un même fil rouge : l’approche Grandir émotionnellement ensemble®.
Née d’un chemin intérieur, cette approche est un mouvement vivant : celui du lien à soi, à ses émotions et au monde. C’est une approche qui ouvre la porte aux émotions, au lien à soi, à son joyau et au monde.
Ces trois espaces se répondent, s’enrichissent et t’accompagnent dans la découverte des émotions comme ressources vivantes et organiques permettant de te relier à ton joyau intérieur et au monde qui t’entoure.
L’Espace des Émotions est un espace vivant, je le vois rond, lumineux et dans lequel la vie est présente : le mouvement, l’organique, le cyclique, où on peut réfléchir, comprendre, apprendre mais aussi ressentir, être, laisser être, vivre.
Un espace où même dans les silences, l’énergie de la vie, le mouvement invisible prend forme et se vit. Sans explication, sans pourquoi, juste là. Dans ce qui est là.
“Un espace pour toucher la Vie !”
Marine von Martini
✺ Grandir émotionnellement Ensemble ☾
@lespacedesemotions | ↠ www.marinevonmartini.com
“Se relier à ses émotions, c’est se relier à la Vie en Soi et autour de Soi.”



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